Dans ce nouvel ouvrage, basé, comme les précédents, sur la doctrine traditionnelle des cycles cosmiques, l'auteur se propose de montrer, sinon de prouver, que les histoires juive, christique et musulmane obéissent toutes à des lois cycliques parfois très précises, que les Anciens devaient connaître,Continue
Dans ce nouvel ouvrage, basé, comme les précédents, sur la doctrine traditionnelle des cycles cosmiques, l'auteur se propose de montrer, sinon de prouver, que les histoires juive, christique et musulmane obéissent toutes à des lois cycliques parfois très précises, que les Anciens devaient connaître, s'il faut en croire les auteurs de l'Histoire biblique du peuple d'Israël, A. et R. Neher: «... les chronologies antiques non bibliques étaient tributaires, elles aussi, de certaines considérations religieuses, ou bien symboliques ou politiques, dont le sens nous échappe encore ».
En conséquence, le premier chapitre du Cycle ]udéo-Chrétien sera entièrement consacré à l'exposé de cette doctrine des cycles que l'auteur avait déjà explicitée, sous la direction de René Guenon, dans ses trois premiers livres: Les Rythmes dans l'Histoire, Les Quatre Ages de l'Humanité, et L'Ere future et le Mouvement de l'Histoire.
Ensuite, après avoir cherché quelle devrait être la date, au moins approximative de la fin du Cycle christique, ou si l'on préfère, de la « Fin des Temps » elle-même, il sera possible d'entrer dans le vif du sujet, à savoir, d'abord l'étude cyclique de l'histoire juive — ce qui n'avait encore jamais été fait — puis celle de l'histoire du Christianisme, et enfin de l'Islam — et ceci également est entièrement nouveau.
L'étude du Cycle christique, qui figurait déjà dans le précédent livre, paru en 1956 (et qui avait passionné Daniel Rops): L'Ere future et le Mouvement de l'Histoire, a été pleinement confirmée par les faits importants survenus depuis lors; c'est précisément en cela que réside son intérêt: il ne s'agit plus d'une hypothèse, mais d'un constat.
Il n'en était plus de même à propos de l'histoire juive où s'est posé tout d'abord le problème capital: quelle chronologie choisir: la chronologie catholique de l'abbé Crampon, ou la chronologie traditionnelle juive de A. et R. Neher? C'est cette dernière qui a été adoptée et les résultats en ont été surprenants: le moins qu'on puisse dire c'est qu'une étude cyclique de l'Histoire juive ne peut aboutir qu'à la découverte du Messie Jésus de Nazareth, né à Bethléem en l'an 5 de l'ère antique, et crucifié à Jérusalem le vendredi 14 Nisan de l'an 31 de notre ère.